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Planter dans le désert, un moyen de domestiquer le dioxyde de carbone » D’après certains scientifiques, planter des arbres dans les déserts côtiers pourrait permettre de stocker le carbone, réduire les températures désertiques extrêmes, augmenter la pluviométrie, régénérer les sols et produire des agrocarburants bon marché. Selon une étude qui s’appuie sur des données collectées au Mexique et à Oman et publiées dans Earth System Dynamics,  le mois dernier (31 juillet), de vastes plantations de Jatropha curcas, une espèce robuste de jatropha, pourraient contribuer à la séquestration du carbone grâce à un processus appelé « carbon farming ». Chaque hectare de cet arbuste pourrait absorber entre 17 et 25 tonnes de dioxyde de carbone par an, à un coût de 42 à 63 euros (environ  56 à 84 dollars EU) par tonne de gaz. Ce qui en fait une technique concurrentielle grâce à une séquestration et un  stockage de pointe. Klaus Becker, auteur principal de l’étude et directeur de Atmosphere Protect, cabinet-conseil spécialisé dans la séquestration du carbone, une plantation de jatropha couvrant juste trois pour cent de la superficie du désert d’Arabie pourrait absorber tout le dioxyde de carbone produit en deux décennies  par les véhicules en Allemagne. « Nos modèles montrent que grâce aux plantations, les températures désertiques moyennes baissent de 1,1 degré Celsius, une baisse non négligeable », affirme Becker. Il ajoute que ces plantations amélioreraient aussi la pluviométrie dans les régions désertiques. Le jatropha, qui est une culture destinée à la production des agrocarburants, consomme peu d’eau, et les plantations côtières seraient irriguées par dessalement de l’eau de mer, explique Becker. Il entrevoit également un rôle pour ces vastes plantations dans le traitement des eaux usées. « Des milliards et des milliards de litres d’eaux usées sont déversées dans les océans chaque semaine. Nous pourrions les orienter plutôt vers le désert et y planter des arbres », suggère-t-il. « Dans ce cas, vous n’auriez pas besoin du coûteux azote artificiel [pour engraisser ces arbres]. L’équipe travaille également dans le désert du Néguev en Israël, où elle a planté 16 espèces d’arbres, qui d’après elle, sont préférables à la monoculture du jatropha. Pour Becker, « la diversité des espèces d’arbres est une bonne chose pour l’environnement, les investisseurs et la prévention des maladies. La population locale récolte déjà le haricot semé entre les arbres, une précieuse source de protéines qui permet aussi un échange symbiotique d’azote – fixé dans l’atmosphère par le haricot - et l’ombrage créé par les plants de jatropha. « Jusqu’ici, personne n’a eu l’idée d’exploiter les terres non cultivées pour planter ces espèces de légumineuses  parce qu’elles n’y pousseraient pas. Mais après quatre ou cinq ans d’application des techniques culturales, la qualité du sol s’améliore considérablement », affirme Becker. Alex Walker, assistant de recherches au Centre de politique environnementale de l’Imperial College à Londres, au Royaume-Uni, considère le « carbon farming » comme une « approche de la question de l’augmentation des niveaux de dioxyde de carbone fondée sur le bon sens, avec des effets potentiellement positifs sur la biodiversité ». Il ajoute que « le jatropha pousserait sur des terres non arables, et n’entrerait donc pas en compétition avec la production alimentaire, même si sa transformation est plus difficile  et ses rendements, ainsi que les volumes de carbone qu’il absorbe sont variables ». L’Egypte conduit actuellement une expérience pionnière dans le domaine de l’agriculture en milieu désertique, en utilisant des eaux usées traitées sommairement pour produire du bois, de la biomasse ligneuse et des cultures destinées à la production des agrocarburants comme la casuarina, l’acajou d’Afrique, le jojoba et le margousier, en plus du jatropha. Dans un entretien accordé à SciDev.Net, Hany El Kateb, enseignant à l’Université technique de Munich en Allemagne, rappelle qu’en Egypte, il existe environ 6.000 hectares d’arbres de bonne qualité, mais qui jusqu’à présent n’ont pas encore été vendus pour créer de la valeur économique ». Selon lui, l’Egypte produit plus de 6,3 milliards de mètres cube d’eaux usées par an,  dont 5,5 milliards  suffiraient pour le reboisement de plus de 650.000 hectares de terres désertiques et le stockage de plus de 25 millions de tonnes de dioxyde de carbone dans de nouvelles forêts chaque année. Il souligne que l’Egypte jouit d’un avantage par rapport à certains pays européens qui sont des leaders dans le domaine de la foresterie, comme l’Allemagne, parce que ces mêmes espèces poussent plus de 4,5 fois plus vite en Egypte où le soleil brille pendant la majeure partie de l’année. Mais selon Mosaad Kotb Hassanein, Directeur du Laboratoire central de climatologie agricole en Egypte « l’un des grands écueils à la culture des arbres en milieux arides, c’est le manque d’expérience, de compétences et de personnel technique pour la création et la gestion des plantations forestières. « En Egypte, ce projet a eu la chance de bénéficier de l’assistance technique et du soutien de l’Office allemand des échanges universitaire pour la mise en place d’une administration des forêts ». Avec la contribution de  Nehal Lasheen. Lien vers l’article intégral dans Earth System Dynamics (http://www.earth-syst-dynam.net/4/237/2013/esd-4-237-2013.pdf)  Mercredi, 26 Mars 2014 12:39
Des briques fabriquées à partir de déchets et du sable du désert »[LE CAIRE] Des chercheurs algériens et malaisiens ont mis au point des briques écologiques et bon marché pouvant être fabriquées à partir de matériaux de récupération. La croissance démographique dans de nombreux centres urbains des pays en développement étant supérieure à l'offre en logement, l'intérêt de fabriquer des briques à partir des matériaux locaux durables et peu onéreux est évident. On estime à cinquante six pour cent le pourcentage de la population africaine qui vivra dans les centres urbains d'ici à 2030 (contre 18 pour cent en 1950).Des chercheurs malaisiens de l'Université nationale Tenaga ont fabriqué des prototypes de briques à base de déchets issus des industries minière, du charbon et de l'acier. Ils ont mélangé ces matériaux, notamment de la poussière issue des carrière, de l'oxyde de fer qui se forme pendant la production de l'acier et de la cendre issue des fourneaux — à du ciment et de l'eau. SPEED READ Des chercheurs algériens et malaisiens ont mis au point de nouvelles briques, peu onéreuses et écologiques Les équipes ont utilisé du sable et des matériaux locaux de récupération pour fabriquer ces briques Si ces matériaux s'avèrent conformes aux codes nationaux de construction, ils pourraient faciliter la résolution des problèmes de logement La fabrication traditionnelle utilise la forte pression ou à la cuisson au four pour donner à la brique sa forme. Mais les chercheurs affirment avoir formé les briques dans des moules sans y appliquer de pression, réduisant ainsi les coûts et simplifiant le processus de fabrication.Ils ajoutent que l'utilisation de matériaux de récupération plutôt que de l'argile ou du schiste argileux permet de conserver les ressources naturelles et de préserver la qualité des sols nécessaire pour le développement d'une agriculture durable. Publiant leurs conclusions dans l'édition du mois d'avril du journalConstruction and Building Materials, les chercheurs énumèrent les nombreuses propriétés prometteuses des nouvelles briques, notamment la résistance à la corrosion et à la compression.Mohamed Heikal,professeur de chimie inorganique et des matériauxde construction à l'Universitéde Benha en Egypte,explique que les nouvellesbriques peuventêtre utiliséespour remplacerles briquesclassiques, d'autant plus qu'elles sont plus durables et plus résistantes au gel et au dégel.Leur niveaud'absorptiond'eau est égalementfaible.PourElisa Adorni,chercheuse au département de génie civil,de génie environnemental et d'architecture à l'Universitéde Parme en Italie,"l'utilisation des matériaux de récupération pour la fabrication des briques et du béton est une méthode optimalepermettant de résoudre le problème du stockage des déchets et de réduireles coûts de fabrication des matériaux de construction". Il faut néanmoins tenir compte des réactions chimiques susceptibles de se produire lorsque les briques gonflent au contact de la moisissure, rappelle Adorni.Dans un autre projet, des chercheurs algériens de l'université de Kasdi Merbah et de l'Ecole polytechnique d'Alger ont également conçu et fabriqué des prototypes de briques. Celles-ci sont faites à partir du sable du désert. Elles sont solides, assurent un bon transfert de la chaleur et une bonne isolation thermique et sonore.Selon l'étude publiée en décembre 2012 dans le journalArabian Journal for Science and Engineering, les briques peuvent être fabriquées à moindre coût dans le Sud de l'Algérie, où le sable du Sahara est abondant et disponible à un prix très faible. Les chercheurs ont réalisé 750 tests de laboratoire en vue de parfaire la brique.Ali Zaidi,chercheur au département de génie civil à l'Université Laghouaten Algérieassure que"si la compressionet la résistance thermique [de la brique]sont approuvéespar les organismes algériensrégissant les normes en matière construction, cette brique pourraitrésoudre le problème des crises des matériaux de construction auxquels les entrepreneurs algériensfont face."Il explique qu'en Algérie, les briques sont souvent soumises à une tension due aux fortes chaleurs d'été et aux hivers froids, en plus de subir les tempêtes de sable. Lien vers le résumé de l'article dans ConstructionandBuildingMaterials Mercredi, 26 Mars 2014 12:31
Des cadres formés à la grille d'évaluation du développement durable de la Francophonie »Dakar, 17 mars (APS) - Des cadres sénégalais ont entamé, lundi à Dakar, une formation à la grille d’évaluation du développement durable de la Francophonie, en vue de l'intégration de cette problématique dans les décisions qui seront prises par les chefs d’Etat au 15ème sommet de la Francophonie, prévu en novembre prochain à Dakar. ''Cet atelier constitue une étape importante dans la consolidation des acquis techniques des experts sénégalais impliqués dans la mise en œuvre de la politique de développement durable'', a dit Baidy Bâ, directeur de cabinet du ministère du l’Environnement et du Développement durable.Il présidait la session de formation sur la grille d’évaluation du développement durable, en collaboration avec l’Institut de la francophonie pour le développement durable (IFDD).Revenant sur le 15ème sommet de la francophonie dont le thème est ‘’Femmes et jeunes : vecteurs de paix et de développement’’, il a relevé que l’adoption d’une stratégie de la Francophonie économique explique la nécessité de la formation sur les outils d’analyse et la mise en œuvre dans le contexte de l’agenda de développement post-2015.C’est pourquoi, a ajouté M. Bâ, ‘’nos pays doivent d’ores et déjà se préparer à cette éventualité en mettant en place des outils qui seront en mesure de faciliter la transition de nos cadres stratégiques de développement vers la mise en compte des objectifs de développement durable’’.‘’L’IFDD vient combler de fort belle manière un besoin toujours exprimé par les experts de la Commission nationale de développement durable à savoir le renforcement des capacités techniques des acteurs en vue d’améliorer leurs compétences’’, selon lui.''C’est le sens de cette rencontre qui va contribuer à améliorer les capacités professionnelles des experts nationaux mais également promouvoir une approche multisectorielle et pluridisciplinaire dans la prise en charge du développement durable dans la planification, la mise en œuvre et le suivi-évaluation de la politique d développement durable'', martelé Baidy Bâ.‘’La grille d’évaluation du développement durable de la Francophonie sur laquelle se focalisera la formation constitue un précieux outil d’aide à la prise de décision pour assurer une meilleure prise en compte du développement durable dans nos politiques de développement’’, a-t-il déclaré.D’après lui, ‘’son application au système de planification du développement offre une nouvelle opportunité aux uns et aux autres pour se familiariser davantage avec les instruments de pilotage du développement du pays et de veiller à leur conformité aux principes et objectifs de développement durable’’.Cet atelier de quatre jours (du 17 au 21) regroupe plusieurs experts de différents départements ministériels. SBS/AD Mardi, 18 Mars 2014 11:21
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Vendredi, 08 Octobre 2010 19:17

Le Centre Africain D’ASSISTANCE ET DE Protection de l’Environnement AU Sahel (CAPES) est une ONG sénégalaise à but non lucratif et à vocation de développement.

Elle a été mise sur les fonts baptismaux depuis 1985 par de jeunes sénégalais soucieux de préserver l’environnement dans toutes  ses composantes (physique, sanitaire,  scolaire, professionnelle……).

Cependant, le CAPES est reconnu comme organisation d’utilité publique par l’Etat sénégalais en 1993 sous le récépissé°06809 DAGAT/MINT/ du 10 Septembre 1993.

Le CAPES est un instrument au service de l’homme et, a cet égard, envisage apporter son appui dans tous les domaines qui méritent une attention particulière.

Dans son approche de résolution des problèmes de développement, le CAPES épouse les contours des plans de développement économique et social du pays où il intervient.

L’originalité de l’ONG est qu’elle a mis sur pied un organe de concertation et de réflexion dénommé : CAPES/Légion du Développement.

Cet organe regroupe en son sein des Experts Africains d’origine professionnelle diverse (sociologues, travailleurs sociaux, économistes, juristes, environnementalistes…). Ces experts, a travers des séminaires, des colloques, sont invités à donner leurs avis sur des problèmes  de développement qui concernent l’Afrique.

Pour être membre du Centre Africain d’Assistance et de Protection de l’Environnement (CAPES), il suffit tout simplement d’acheter la carte de membre. Le CAPES compte actuellement 313 membres.

 

 

 

SOURCE: FAO

Mise à jour le Lundi, 07 Mai 2012 14:37